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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 13:02

Malgré un fléchissement, PSA conserve la confiance des marchés

 
La confiance des marchés reposent en grande partie sur le capital de Carlos Tavares, auréolé du redressement spectaculaire de PSA.
La confiance des marchés reposent en grande partie sur le capital de Carlos Tavares, auréolé du redressement spectaculaire de PSA. (Crédits : © Gonzalo Fuentes / Reuters)
L'émission obligataire du groupe automobile français a été sursouscrite deux fois par les marchés. Un succès qui valide la stratégie de Carlos Tavares notamment l'opération de rachat d'Opel. Il y a un an pourtant, la précédente émission obligataire de PSA avait été demandée plus de sept fois son montant. Le contexte était néanmoins différent...

Les marchés font confiance à PSA ! Ils l'ont encore prouvé hier en souscrivant plus de deux fois à l'émission obligataire du groupe automobile français. Celui-ci a émis 600 millions d'euros au taux de 2% avec une maturité de sept ans. Il s'agit d'un taux d'intérêt historiquement bas pour PSA.

Dans un communiqué, Jean-Baptiste de Châtillon, directeur financier du groupe, s'en est d'ailleurs félicité : "Cette opération est un nouveau succès pour le groupe. Elle confirme la confiance des investisseurs dans notre plan de croissance Push to Pass et l'accueil positif par le marché de notre projet de rapprochement avec Opel/Vauxhall."

Le rachat d'Opel salué

Il est vrai que les marchés ont unanimement salué l'opération de rachat d'Opel par PSA. Ils avaient estimé que cette fusion était source d'importantes et vertueuses synergies (près de 1,6 milliard d'euros par an à horizon 2026, d'après les projections de PSA). Les investisseurs notaient également que cela permettait au groupe de se consolider sur son marché domestique et historique, lui donnant une base solide pour poursuivre son offensive à l'international. La publication des résultats annuels ont renforcé la crédibilité de PSA qui affiche des bénéfices records, une marge de plus de 5% et surtout une génération de trésorerie conséquente.

Mais dans les notes d'analystes, la confiance en PSA réside aussi pour beaucoup sur la personnalité de Carlos Tavares dont le bilan à la tête du groupe est qualifié de spectaculaire. De nombreux brokers capitalisent sur la capacité de celui-ci à redresser une marque comme Opel.

Mais l'opération d'hier reste loin du succès enregistré en avril 2016 lors de la précédente émission obligataire de PSA. Elle avait été sursouscrite de près de 7,6 fois par les investisseurs. Certes, le montant recherché était moindre (500 millions d'euros) et le coupon était plus rémunérateur (2,375%). Surtout, cette opération avait été lancée une semaine à peine après l'annonce d'un nouveau plan stratégique de Carlos Tavares qui tournait la page du plan précédent dont les objectifs avaient été atteintes deux ans avant leur terme.

Un contexte différent

Le contexte était alors trop exceptionnel pour comparer les conditions de marché à celles d'aujourd'hui et en conclure que PSA a perdu de son aura sur les marchés. Il n'empêche que l'euphorie n'est plus la même, mais cela pourrait davantage tenir de l'environnement sectoriel que des performances de PSA. Le Brexit, la fin prochaine du rattrapage en Europe, le défi du redressement des ventes en Chine, les incertitudes des marchés russes et sud-américains, la pression des matières premières, la hausse des investissements en R&D... Les investisseurs craignent une détérioration du marché automobile dans les deux prochaines années. PSA ne pourra pas échapper à des dommages collatéraux. On retiendra alors que malgré ce contexte, le groupe français a su conserver un large soutien du marché.

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 11:49

Le rachat d'Opel par PSA, une bonne opération pour le constructeur français ?

INVITÉS RTL - Bernard Julien, expert automobile et ancien directeur du réseau international de recherche sur l'industrie automobile (Gerpisa) et François Roudier, porte-parole des constructeurs français d'automobiles reviennent sur la transaction.

6 minutes pour trancher Yves Calvi
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Le rachat d'Opel par PSA, une bonne opération pour le constructeur français ? Crédit Image : ERIC FEFERBERG / AFP | Crédit Média : RTLnet | Durée : | Date :
La page de l'émission
Yves Calvi Journaliste RTL

C'est par un simple tweet que Carlos Tavares a confirmé la nouvelle lundi 6 mars. "Aujourd'hui, nous avons signé l'accord chapeau du rapprochement entre le groupe PSA et Opel-Vauxhall, début d'une belle aventure humaine", a déclaré le patron de Peugeot-Citroën. "La valeur de transaction pour PSA, y compris Opel/Vauxhall et 50% des activités européennes de GM Financial (General Motors était jusque-là propriétaire de la marque Opel, ndlr), sera de 1,8 milliard d'euros", a précisé le groupe automobile français. Cette opération fait de la marque au lion le numéro 2 européen. Mais le groupe PSA Peugeot-Citroën est-il réellement capable de gérer la production de plus de 5 millions de véhicules ?

Pour François Roudier, porte-parole du comité des constructeurs français automobiles, ce rachat est une bonne chose. "Le groupe PSA qui était assez franco-français prend une dimension internationale avec l'Europe, sachant que le groupe a un actionnaire chinois. Il y a une volonté de monter vers le sommets", estime-t-il. Il faudra cependant faire des économies, sachant que le groupe Opel perd de l'argent depuis six ans. Faut-il s'en inquiéter ? Pas pour François Roudier : "PSA a bien restructuré ses productions après la crise de 2008, et surtout, on sait que les Français sont des spécialistes pour produire des petites voitures et des véhicules de moyenne gamme. Contrairement à General Motors, qui possédait Opel et qui n'a jamais réussi en 15 ans à restructurer et à être profitable sur la marque".

On attendait plutôt le groupe PSA Peugeot-Citroën sur un développement intercontinental

Bernard Julie, expert automobile
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La question que se pose selon l'ancien directeur du réseau international de recherche sur l'industrie automobile (Gerpisa), c'est de savoir si les ressources managériales qui seront mobilisées pour tenter de réussir cette opération d'absorption ne seront pas indisponibles pour justement enclencher réellement un développement à l'international mais aussi technologique.

Les syndicats favorables au rachat

Les syndicats voient en tout cas cette opération d'un bon oeil. "Tous sauf un ont signé les accords d'entreprises", explique François Roudier. "Quand on a vu un groupe au bord de la faillite et qu'on voit qu'il est capable de se développer sur l'Allemagne et d'avoir des projets sur l'Indonésie ou la Malaisie, c'est rassurant", explique le porte-parole du comité des constructeurs français automobiles.

"C'est une très bonne nouvelle", conclut-il. "Avec Opel, PSA a accès aux universités allemandes et à tous les centres de recherche du pays qui sont extrêmement pointus sur l'automobile. Il y a un retour très intéressant", affirme François Roudier.

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 13:47

7 février 2017 | par Florence Guernalec Twitter

L’utilisateur visualise sur un seul et même écran tous les véhicules disponibles près de lui pour se déplacer en voiture, à scooter ou à vélo. © DR
L’utilisateur visualise sur un seul et même écran tous les véhicules disponibles près de lui pour se déplacer en voiture, à scooter ou à vélo. © DR

Le constructeur automobile a lancé, le 2 février 2017, la plate-forme Free2Move qui permet d’accéder aux services d’autopartage d’une vingtaine d’opérateurs. L’utilisateur visualise sur un seul et même écran tous les véhicules disponibles près de lui pour se déplacer en voiture, à scooter ou à vélo.

 
PSA n'aura pas traîné. Après avoir annoncé la création de sa marque de services de mobilité Free2Move fin septembre 2016, le constructeur automobile a lancé, le 2 février 2017, l'appli mobile.

Cette appli gratuite a été pensée pour faciliter l’expérience de mobilité des utilisateurs en donnant un accès centralisé aux services d'une vingtaine d'opérateurs d’autopartage et en regroupant plusieurs types de solutions pour se déplacer. L’utilisateur de Free2Move visualise ainsi sur un seul et même écran tous les véhicules disponibles près de lui pour se déplacer en voiture, à scooter ou à vélo.

L'usager peut également comparer le prix, l’emplacement et les caractéristiques des moyens de transport disponibles en autopartage (marque, nombre de places, type d’énergie) pour une utilisation immédiate ou une réservation. Le paiement se fait directement à l'opérateur d'autopartage.

Pour l'instant, l'appli Free2Mobe est disponible dans cinq pays d’Europe (Allemagne, Autriche, Italie, Royaume-Uni et Suède) et sera prochainement étendue à trois autres – Espagne, France et Pays-Bas.

Avec ce lancement, PSA concrétise son ambition de devenir un acteur majeur des services de mobilité à l’échelle mondiale en s’appuyant sur sa nouvelle marque Free2Move.

F.G.

Autopartage

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 11:14

PSA voit ses ventes augmenter en 2016 grâce à l'Iran

>L'actu>Economie|11 janvier 2017, 12h20|0
Grâce à l'Iran, les ventes du constructeur automobile augmentent en 2016 (AFP/ERIC PIERMONT)
 
Les ventes mondiales du constructeur automobile PSA ont augmenté de 5,8% en 2016, mais c'est un recul de 2% que le groupe aurait dû annoncer s'il n'avait pu réintégrer dans ses comptes les véhicules fabriqués en Iran sous licence Peugeot.
Les trois marques du groupe - Peugeot, Citroën et DS - ont, pour la première fois depuis 2011, vendu un peu plus de 3 millions de véhicules, dont 233.000 véhicules produits en Iran sous licence Peugeot et réintégrés en 2016 dans les comptes du constructeur, dans la foulée de la levée des sanctions économiques pesant sur ce pays. En 2015, le groupe avait écoulé 2,9 millions de véhicules.
PSA a signé depuis le début de l'année de nouveaux accords de co-entreprise avec ses partenaires historiques iraniens. Ces derniers, pendant quatre ans, avaient continué à assembler des véhicules Peugeot mais le groupe français ne les comptabilisait pas dans ses statistiques.
En 2016, Peugeot, qui représente plus de 60% des ventes du groupe, a vu ses ventes mondiales bondir de 12,27% (-1,36% sans les ventes iraniennes), tandis que Citroën est en recul de 1,72%, et DS chute de 15,98%.
Néanmoins, pour le directeur de la marque Peugeot Jean-Philippe Imparato, interrogé par l'AFP, les ventes iraniennes ne gonflent pas artificiellement les résultats commerciaux du groupe. Elles sont "le résultat du boulot qui a été fait par la marque et la région Moyen Orient-Afrique pour réenclencher un business avec nos collègues en Iran, qui a produit, année un, 233.000 voitures".
Le directeur Europe du groupe PSA Maxime Picat s'est également réjoui, sur BFM Business, de ces "5,8% de croissance mondiale dont une croissance très significative en Iran". Rappelant avoir annoncé il y a quatre ans une baisse à deux chiffres des ventes du groupe à cause de ce pays, M. Picat s'est déclaré "ravi de voir de nouveau nos ventes Iran dans nos chiffres sachant que ce n'est qu'une première étape".
"Nous avons créé deux joint-venture, une pour Peugeot avec Iran Khdro, une pour Citroën avec Saipa, qui vont nous permettre de développer de nouveaux véhicules industrialisés dans le pays donc c'est le début d'une offensive forte en Iran également", a-t-il ajouté.
- Croissance en Europe -
En Europe, principal marché du groupe PSA, 1,9 million de véhicules ont été vendus, soit une hausse de 3,6% par rapport à l'an passé.
"Peugeot, avec une progression de ses ventes de 4,4%, soutient cette croissance", tandis que Citroën, "avec une croissance de 4,3%, enregistre son meilleur volume de ventes depuis cinq ans", souligne le groupe dans un communiqué de presse. En revanche, DS chute de 14,7%.
En Amérique Latine, les ventes du groupe sont en croissance de 17,1% avec 183.900 véhicules. Les parts de marché du groupe augmentent en Argentine (+1,6 point) et au Chili (+1,3 point), détaille PSA.
En revanche, le groupe voit ses ventes reculer de 15,98% en Chine et Asie du Sud-Est, faisant face à un "contexte concurrentiel intense". De même, "le contexte économique est toujours fortement dégradé, notamment en Russie, et les ventes du Groupe PSA reculent de 12,6% à 10.500 ventes dans un marché en recul de 12,5%", souligne encore le groupe dans son communiqué.
"Tous les produits lancés sont des succès commerciaux sur leurs segments de marché", affirme par ailleurs le constructeur automobile.
Ainsi, "le nouveau SUV Peugeot 3008 totalise plus de 60.000 commandes en seulement trois mois et dépasse de 70% ses objectifs de commande 2016 fixés avant le lancement", tandis que "la nouvelle CITROËN C3, avec déjà près de 40.000 ventes depuis son lancement en novembre, permet aux ventes de C3 d'enregistrer un bond de 63% au quatrième trimestre".
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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 13:11

Ø Ardennes : Des anciens salariés de PSA privés de retraite à cause de leur fiche de paie

ECONOMIE Le dernier bulletin de salaire de ces bénéficiaires d'un plan de départ anticipé indique qu'il leur manque un trimestre de cotisation...

 

Une employée du groupe PSA Peugeot Citroën dans une usine de Mulhouse le 29 avril 2015 - SEBASTIEN BOZON / AFP
20 Minutes avec agence

Des employés de l’usine PSA Peugeot-Citroën des Ayvelles (Ardennes), qui avaient bénéficié en 2015 d’une retraite anticipée à 60 ans se voient aujourd’hui refuser leur droit à une pension. Le plan social concernait près de 40 salariés à la carrière longue âgés de 57 ans et plus et tous seraient victimes d’une erreur sur leur dernière fiche de paie.

·         Un trimestre de cotisation manquant
Pour la caisse de retraite CARSAT Nord-Est, il manquerait en effet aux anciens employés un trimestre de travail, et donc de cotisation. Le dernier bulletin de salaire adressé aux salariés concernés ne permettrait pas la prise en compte de certains versements.
Une erreur que les responsables de l’organisme qui gère le calcul des pensions sont prêts à corriger, pourvu que le constructeur automobile fournisse un document attestant des salaires exacts versés pour la période qui pose problème.

PSA ne réagit pas
Malgré les demandes des anciens ouvriers de l’usine située près de Charleville-Mézières, PSA n’a toujours pas fait parvenir l’attestation nécessaire, rapporte France Bleu. Si leur ancien employeur persiste à ne pas donner suite, les jeunes sexagénaires devront travailler un mois minimum pour valider le trimestre manquant ou attendre leurs 62 ans pour toucher leur première pension de retraite.

À partir de l’adresse <http://www.20minutes.fr/societe/1979807-20161213-ardennes-anciens-salaries-psa-prives-retraite-cause-fiche-paie

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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 10:19

À Sochaux, PSA renoue avec le CDI

En 2017, le site va recruter 170 personnes : 70 en CDI PSA (20 managers et 50 opérateurs) et 100 nouveaux CDI intérimaires. La direction confirme par ailleurs la création d’une équipe de nuit pour le nouveau 3008.

12/12/2016 à 08:04, actualisé à 09:39 Vu 2826 fois
 
 

Préparation du i-cockpit (poste de conduite) du Peugeot 3008. Sur les 70 CDI PSA, 50 concernent des postes d’opérateurs (en production et en logistique).  Photo d’archives Lionel VADAM

Préparation du i-cockpit (poste de conduite) du Peugeot 3008. Sur les 70 CDI PSA, 50 concernent des postes d’opérateurs (en production et en logistique).  Photo d’archives Lionel VADAM

Ce n’était plus arrivé depuis 2011 et c’est une très bonne nouvelle pour l’emploi dans le Nord Franche-Comté : en 2017, l’usine PSA de Sochaux va recruter 70 personnes en CDI (20 managers et 50 opérateurs en production et en logistique).

À ces 70 CDI PSA, qui font partie des 1.000 embauches sur trois ans promises dans les usines terminales françaises par le NEC (Nouvel élan pour la croissance), le nouvel accord de compétitivité signé en juillet dernier par cinq organisations syndicales, il faut ajouter 100 nouveaux CDI intérimaires (en plus des 100 signés en 2016 dans les secteurs industriels et de R & D).

Création d’une équipe de nuit en deux temps

Cette décision, annoncée en ce moment aux partenaires sociaux à l’occasion d’un CE extraordinaire, intervient alors que le nouveau Peugeot 3008 est plébiscité avec déjà plus de 43.000 commandes (trois fois plus que les prévisions initiales). Ce modèle est produit à Sochaux (Système 2) pour l’ensemble des marchés mondiaux, hormis la Chine. Premier vrai SUV de la marque au lion, il est, en France, leader sur son segment depuis sa commercialisation en octobre dernier.

Ce succès, que PSA espère voir s’inscrire dans la durée, va parallèlement se traduire, toujours courant 2017, par la création d’une équipe de nuit en complément des deux équipes de doublage (matin et après-midi). Sa mise en place devrait se faire en deux temps. Début mars, la demi-équipe de nuit qui opère actuellement sur le Système 1 (Peugeot 308) pourrait basculer sur le Système 2. Puis cette demi-équipe évoluerait en équipe complète (750 personnes) vers la mi-2017.

Les 70 CDI PSA bénéficieront à des salariés actuellement en contrat d’intérim ou à d’anciens intérimaires. Rien n’empêche par ailleurs un CDI Intérimaire de devenir un CDI PSA.

Les fournisseurs, cette inconnue

La direction sochalienne aurait manifestement souhaité anticiper le montage de cette troisième équipe de fabrication, mais elle doit d’abord s’assurer de la capacité de l’ensemble de ses fournisseurs à accompagner la montée en cadence de la production de la 3008.

Ces derniers mois, plusieurs séances de travail ont en effet dû être annulées en raison de problèmes d’approvisionnement de plusieurs pièces, dont le hayon. Or chez les équipementiers, les problèmes de production ne sont pas encore totalement résolus. À ce jour, l’usine de Sochaux produit 700 Peugeot 3008 par jour. Ce chiffre devrait passer à près de 1.000 au cours du premier semestre 2017.

Au regard de la charge de travail promise au berceau de Peugeot à court et moyen termes (fabrication d’un véhicule Opel à partir du 3e ou 4e trimestre 2017), les 70 nouveaux CDI PSA devraient ne pas être les derniers.

« L’exemple de Sochaux démontre la volonté du groupe PSA de continuer à écrire un avenir industriel en France avec des usines aux meilleur niveau de performance », souligne la direction sochalienne.

Alexandre BOLLENGIER

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 14:20

Julien Dupont-Calbo Le 06/11 à 19:20

image: http://www.lesechos.fr/medias/2016/11/06/2040701_psa-le-declin-annonce-du-made-in-france-des-moteurs-web-tete-0211467014752.jpg

PSA veut revoir production moteurs monde.
PSA veut revoir sa production de moteurs dans le monde. - AFP

Après la Chine, l’Amérique latine, le constructeur veut assembler des moteurs en Iran, en Slovaquie, au Maroc…

Changement de régime chez PSA. Alors que le constructeur usinait traditionnellement la grande majorité de ses moteurs dans l'Hexagone, cela ne sera sans doute bientôt plus le cas. La nouvelle règle ? A chaque usine à l'étranger sa fabrique de moteurs, ou presque. N'en déplaise aux sites français, déjà pénalisés par le déclin du diesel.

Lors d'une visite en Iran, en octobre, Carlos Tavares a confirmé que son groupe entendait produire sur place de quoi faire avancer les voitures qui sortiront d'ici à trois ou quatre ans des sites de Téhéran et Kashan. « Nos moteurs et nos transmissions seront faits ici, c'est notre modèle, si les niveaux de qualité et de coût sont suffisants », a expliqué le président du directoire de PSA. Une annonce qui ­survient six mois après celle de la création, d'ici à 2019, d'une ligne de production de blocs essence en Slovaquie, à Trnava. Et quelques trimestres après celle d'un atelier moteur au Maroc, à Kénitra, attendu pour 2019 également.

 

Ces différentes implantations doivent métamorphoser en quelques années l'appareil de production de PSA, qui fabrique aujourd'hui 80 % de ses moteurs et boites de vitesses dans l'Hexagone. Il suffit de compter : 200.000 moteurs en Slovaquie, 90.000 puis 200.000 au Maroc, 360.000 en Iran, sans oublier les 100.000 moteurs déjà produits au Brésil et en Argentine, et les 800.000 faits en Chine. Sachant qu'a priori PSA devrait usiner 2,4 millions de moteurs en France et avoir vendu environ 3 millions de voitures dans le monde en 2016, on comprend vite que le visage français de la production de moteurs chez PSA va prendre un coup - à moins d'une envolée des ventes ou de nouveaux partenariats en Europe.

Logique logistique

Le mouvement peut néanmoins sembler logique. Pour la direction, (qui a le dossier dans ses cartons depuis dix ans), il apparaît évident de produire les mécaniques à proximité des lignes d'assemblage, surtout dans des endroits où les salaires sont faibles et les taxes à l'importation sévères. « Cela fait sens au niveau logistique », souffle-t-on avenue de la Grande-Armée. De toute façon, pour baisser les coûts de fabrication et atteindre les objectifs du plan stratégique « Push to Pass » (85 % d'intégration locale en Amérique latine, 75 % en Eurasie et 70 % en Afrique-Moyen-Orient d'ici à 2021), il faut produire sur zone les moteurs. Même si cela pèse sur les deux grands sites ­français, Trémery (Moselle) et la Française de Mécanique, à Douvrin (Pas-de-Calais) - environ 7.600 salariés à eux-deux.

« Aujourd'hui, la moitié de la production de Trémery est exportée, relève Serge Maffi, délégué du Syndicat indépendant de l'automobile (SIA) du site. Kénitra et Trnava qui feront leurs propres moteurs, cela interpelle. On peut espérer qu'ils ne viendront pas cannibaliser la production française. Et que la hausse des volumes en Europe compense l'effet de cette délocalisation. » En ce moment, les sites de Trémery et de la Française de Mécanique tournent à plein. Le premier va sortir pas loin de 2 millions de moteurs cette année, le second environ 400.000. Mais en 2019, la direction prévoit un volume de 1,5 million pour Trémery, tandis que celui de Douvrin devrait doubler, pour atteindre 800.000 pièces (avec l'arrivée de véhicules utilitaires).

D'accord, on aura des moteurs électriques. Mais on reste inquiet

Conscient de la forte exposition des sites hexagonaux au diesel, PSA avait choisi en 2014 de produire ses 3 cylindres essence en Moselle plutôt qu'à Vigo, en Espagne. Et au printemps dernier, de produire ses chaînes de traction électrique et hybride en France, malgré la concurrence de la Chine. « D'accord, on aura des moteurs électriques. Mais on reste inquiet », glisse Christian Lafaye, chez FO. Pour lui, il faut bien moins d'hommes pour faire un moteur essence (et a fortiori électrique) que pour sortir un bloc diesel.

Julien Dupont-Calbo

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/industrie-services/automobile/0211467361614-psa-le-declin-annonce-du-made-in-france-des-moteurs-2040701.php?KXtgXclyIe0J0ulm.99
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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 10:07

PSA : la proportion des moteurs produits en France va baisser dans les prochaines années

Dans Economie / Politique / Industrie

PSA : la proportion des moteurs produits en France va baisser dans les prochaines années

Pas moins de cinq moteurs PSA sur six sont aujourd'hui assemblés en France, une proportion qui devrait radicalement changer dans les années qui viennent avec la volonté de la direction d'implanter des lignes de production complètes sur ses plus gros marchés étrangers.

Que ce soit à Trémery dans la Moselle ou à la Française de Mécanique à Douvrin dans le Pas-de-Calais où sont produits les 3 cylindres EB, les usines françaises de fabrication de moteurs de PSA fonctionnent aujourd'hui à plein régime, profitant pleinement du retour en grâce des motorisations essence et de leur plébiscite dans les commandes notamment des dernières Citroën C3 et Peugeot 3008. Ainsi, avec 2,4 millions d'unités prévues rien qu'en 2016 pour un total de 3 millions de voitures vendus dans le monde, c'est près de 80 % des moteurs et boîte de vitesses de PSA qui sont produits dans l'Hexagone. Et les décisions récentes d'opter d'un côté pour Treméry pour produire les chaînes de traction électriques de la plateforme e-CMP communes à Peugeot, Citroën, DS et Dongfeng qui sortira en 2019, et de l'autre pour Douvrin pour les mécaniques hybrides laissent imaginer un avenir radieux pour ces usines et les 7 600 salariés qu'elles emploient.

 

Sauf qu'un gros nuage noir se profile à l'horizon avec « Push To Pass » écrit dessus. C'est le nom du grand plan stratégique dévoilé en avril dernier par Carlos Tavares, le président du directoire de PSA, dont l'un des objectifs est d'implanter des lignes de production complètes sur les zones de marché à fort potentiel. Cela fait évidemment sens d'un pur point de vue logistique : on peut ainsi économiser sur les frais d'importation, que ce soit au niveau du déplacement lui-même ou des taxes, et profiter de salaires potentiellement plus faibles sur place, ce qui est déjà le cas à Xiangyang en Chine, à Buenos Aires en Argentine et à Porto Real au Brésil. En 2019, deux lignes de production de moteur verront de plus le jour, la première à Trnava, en Slovaquie, et la seconde à Kénitra, au Maroc, chacune d'une capacité de 200 000 moteurs par an à terme. Et dans le même temps, une autre unité de production sera créée en Iran, comme Carlos Tavares l'a annoncé lui-même lors d'une visite sur place le mois dernier.

 

L'objectif final est d'arriver à 4 millions de ventes en 2021, soit un tiers en plus que prévues cette année, mais la production de l'usine de Trémery, dont la moitié est exportée, passera de 2 millions d'unités aujourd'hui à 1,5 million en 2019, celle de Douvrin passant par contre dans le même temps de 400 000 à 800 000 unités grâce à l'arrivée de nouveaux véhicules utilitaires, mais cela suffit à déjà inquiéter les syndicats

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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 08:26

 

Carlos Tavares, le 5 octobre 2016 à Téhéran © Copyright 2016, Challenges Carlos Tavares, le 5 octobre 2016 à Téhéran

 

Carlos Tavares, président de PSA, a signé ce jeudi un accord pour produire jusqu’à  230.000 Citroën en Iran. Après l’accord paraphé en juin dernier pour Peugeot, PSA espère produire 400.000 voitures sur place. Les voitures françaises occupent une place exceptionnelle en Iran.

 

Carlos Tavares, président de PSA, a signé ce jeudi un accord pour produire jusqu’à  230.000 Citroën en Iran. Après l’accord paraphé en juin dernier pour Peugeot, PSA espère produire 400.000 voitures sur place. Les voitures françaises occupent une place exceptionnelle en Iran.

L’Iran, paradis de la voiture française ? Souvent jugés frileux hors d’Europe, les constructeurs tricolores ont pourtant toujours été pionniers en Iran. Après avoir jeté ou presque les bases de l’industrie automobile locale dans les années 60 à 80, PSA et accessoirement Renault sont les premiers à revenir dans le pays, après la levée des sanctions internationales. Carlos Tavares, président de PSA dont c’était la première visite en Iran, a ainsi paraphé ce jeudi 6 octobre l’accord définitif pour le retour de Citroën en Iran.

Celui-ci confirme la lettre d’intention du 21 juillet 2016 signée avec le groupe local Saipa, pour assembler trois petits modèles de la marque aux chevrons. Une société commune à 50-50 prévoit la production de 150.000 exemplaires annuels vers 2021, pour 300 millions d’euros d’investissement. Les capacités sont de 230.000 unités. Les premières unités devraient sortir début 2018.

Peugeot juste avant Citroën

Citroën suit donc de près… Peugeot. PSA qui avait conclu le 21 juin dernier un premier accord pour produire des Peugeot, en l’occurrence les petites 208, 2008 (dérivé « SUV ») et 301 (version allongée à quatre portes pour pays émergents), avec le groupe Iran Khodro. Une co-entreprise à 50-50 a été là aussi établie. Les volumes envisagés sont de 200.000 exemplaires annuels.

La production des Peugeot devrait démarrer au second semestre 2017. Pour un lancement début 2018. Avec, ici, un investissement de 400 millions d’euros sur cinq ans. C’est donc 400.000 véhicules que PSA compte fabriquer sur place au tournant de la décennie. « Le ticket d’entrée très raisonnable nous permettra de dégager une rentabilité satisfaisante à moyen terme », affirme Carlos Tavares.

Une situation politique complexe

Mais ce n’est pas si simple. Car l’Iran est en effet un pays extrêmement complexe. Tout d’abord, PSA se retrouve au cœur même des dissensions internes du régime, entre les réformistes, qui ont favorisé son retour, et les durs, opposés à l’ouverture du pays aux entreprises étrangères. Le comble : son partenaire Iran Khodro est dirigé par un… conservateur, Yeke Zare.

Mais son influence est contrebalancée par celle  du…  ministre de l’industrie et du commerce, Mohammed Reza Nematzadeh, un ingénieur réputé plus libéral, qui a d’ailleurs visité la semaine dernière le Mondial de l’automobile parisien et le centre technique PSA de Vélizy - en montrant un grand enthousiasme pour les nouvelles technologies. Saipa est pour sa part considérée comme une entreprise moins conservatrice qu’Iran Khodro. Les deux consortiums sont contrôlés par l’Etat. Les négociations ont d’ailleurs été longues et délicates, la rupture ayant été frôlée à plusieurs reprises.

Un taux d’intégration local élevé

Autre écueil : le gouvernement exige un taux d’intégration élevé sur place, nécessaire pour échapper aux lourdes barrières douanières. « Notre objectif, c’est d’arriver à 40% dès le départ, explique Pierre Foret, représentant de Peugeot en Iran. Pour cela, il faut que les usines locales fournissent les pneus, les sièges, les tissus, la planche de bord ». Jusque là, c’est faisable. Mais, pour parvenir à 85% de taux d’intégration (pour la 301), ça devient compliqué ». Car le site de Peugeot avec Iran Khodro dans la banlieue de Téhéran est vétuste, avec un niveau de qualité très problématique. Même chose pour la plupart des fournisseurs. Quelques-uns sont de niveau international, « mais il y en a de mauvais », résume laconiquement Jean-Christophe Quémard, directeur de PSA pour la zone Moyen-Orient-Afrique. Le réseau de distribution est également peu réputé. La qualité n’a jamais été la priorité.

Pour compliquer le tout, l’Etat exige que Peugeot comme Citroën exportent 30% de leur production. « Il faut donc obtenir une qualité égale à celle de nos véhicules européens », souligne Thomas d’Haussy, directeur des produits et marchés de la zone Moyen-Orient-Afrique de PSA. « Sans progression de la qualité, il n’y aura pas d’export », avertit Carlos Tavares. Une rude gageure. PSA pourrait exporter vers les pays voisins de l’Iran, voire la Russie en raison des bonnes relations géopolitiques entre gouvernements russe et iranien.

Dernière difficulté : le niveau des prix sur le marché iranien est bas, car celui-ci est constitué de véhicules de type ancien amortis depuis longtemps. « Nous prévoyons de vendre nos véhicules entre 10.000 et 20.000 euros », assure Pierre Foret. Il faut donc parvenir à des coûts de production peu élevés. Pour cela, il sera impérativement nécessaire d’améliorer une productivité très médiocre.

Un marché potentiellement  fort

En revanche, les atouts de l’Iran sont majeurs. Les coûts salariaux sont relativement bas, soit « 4 euros de l’heure pour un opérateur à Kashan - lieu de la future usine de Citroën à 250 kilomètres de Téhéran qui, en attendant, produit des modèles chinois et coréens ! -, 8 à Téhéran. Et la grille de salaires est assez resserrée entre opérateurs et maîtrise », indique Yann Martin, directeur des opérations de la co-entreprise pour produire des Citroën avec Saipa. C’est un peu plus élevé qu’au Maroc, mais moins qu’en Europe de l’est. La main d’œuvre a aussi l’avantage d’être extrêmement bien formée. Car le niveau d’éducation dans le pays est élevé.

Mais c’est surtout le marché qui est prometteur. Il a atteint un record de 1,6 million d’unités en 2011, avant de retomber à moins de 800.000 en 2013, après les sanctions. Il a regrimpé à 1,1 million en 2015 et devrait atteindre 1,8-2 millions, selon les experts, vers 2025. Il y a 200 voitures pour mille habitants, soit davantage que la moyenne mondiale (160), mais le taux demeure 3,5 fois inférieur à celui de l’Europe. Il y a donc du potentiel, avec de surcroît une classe moyenne importante. Et les iraniens adorent l’automobile, moyen d’évasion en l’absence de transports publics ou presque, mais aussi lieu de liberté, pour les femmes notamment, dans un pays aux mœurs très surveillées...

Enfin, les automobilistes sont passionnés de technologies de pointe, alors qu’ils « roulent dans des voitures conçues dans les années  80 », constate Carlos Tavares. Les véhicules assemblés sur place sont en effet surannés, faute d’investissements en raison de la fermeture du pays. Les véhicules importés sont très onéreux, car frappés de 55% des droits de douane. Ils représentent 10% à peine du marché. Les voitures chinoises, qui sont entrées à la faveur des sanctions, sont par ailleurs très peu appréciées à cause de leur piètre fiabilité. Les allemands sont quasi-absents, les japonais aussi ! Les français ont donc aujourd’hui le champ libre, même si d’autres constructeurs négocient des accords de production. « On a une situation un peu unique », reconnaît Carlos Tavares.

Une longue histoire d’amour

Car l’automobile française  et l’Iran, c’est une longue histoire. Dès 1968, Citroën fabriquait la Jyane (la Dyane dérivée de la 2CV). 120.000 en ont été assemblées jusqu’en 1997. Quelques Méhari locales ont aussi vu le jour. Mais, surtout, en 1978, PSA reprend… Chrysler Europe. Or, la branche britannique des activités du groupe américain sur le Vieux continent avait établi dans les années 60 une base de production cruciale avec Iran Khodro, pour fabriquer sur place la Paykan, une berline de gamme moyenne Hillmann Hunter rebaptisée. Cette voiture, encore omniprésente sur les routes, sera la voiture nationale iranienne. La fabrication ne s’est d’ailleurs arrêtée que récemment, 2009 pour la berline, 2015 pour son dérivé pick-up.

PSA prend donc logiquement la suite de Chrysler UK. Le français en profite pour introduire en 1991 la Peugeot 405 chez Iran Khodro, qui remplacera progressivement la Paykan dans le cœur des iraniens.  Puis, en 2001, arrive la 206. Une version de cette dernière avec coffre séparé, censément plus flatteuse, est lancée en 2006. Ces modèles sont toujours produits. Une 405 a l’avantage d’être spacieuse, facilement réparable et pas chère (à partir de 8.000 euros).

L’Iran devient ainsi le deuxième débouché mondial de PSA, derrière la France, avec un record de  469.850 véhicules en 2010. Accessoirement, des Citroën Xantia ont également été produites, chez Saipa dans les années 2000. Saipa veut d’ailleurs dire en français dans le texte Société anonyme iranienne de production  automobile. Le groupe a conservé le nom. Mais, las. En 2012, sous la pression de l’américain GM, son éphémère allié, PSA est contraint de se retirer brutalement d’Iran. Le mastodonte de Detroit exige que PSA se mette en conformité avec la ligne dure de Washington vis-à-vis de l’Iran.

Mais, malgré la rupture officielle, l’aventure continue, paradoxalement. Iran Khodro poursuit effectivement  tout seul la production de 405 et 206 avec les pièces produites localement et des composants de contrefaçon chinoise - de qualité épouvantable ! Du coup, près d’1,4 million de Peugeot  sont  fabriquées et vendues sans licence, entre 2012 et la mi-2016. Il s’en est même vendu 335.800 l’an passé. Sans être officiellement présent, Peugeot détient ainsi 35% du marché local. C’est la plus grosse pénétration de la marque sur un marché ! Une bizarrerie unique en son genre dans le monde. La 405 a en outre donné naissance à des modèles redessinés par Iran Khodro et vendus sous son nom, comme la Samand et un pick-up, sur base française.

 

Renault présent aussi

Renault, pour sa part, est aussi présent depuis longtemps. La R5 a été fabriquée dans les années 70 et 80. Et, depuis le milieu des années 2000, la firme au losange assemble la Tondar, la Dacia Logan locale, chez Iran Khodro et Saipa. En décembre dernier, elle a ajouté à son catalogue la Sandero. Contrairement à PSA, Renault ne s’est pas retiré du marché durant la période des sanctions internationales. Et, le 30 septembre dernier, la firme a signé un accord cadre avec la holding d’Etat IDRO pour établir une co-entreprise, dans laquelle Renault sera majoritaire. 

Les capacités de 150.000 unités par an s’ajouteront aux 200.000 dont il dispose déjà dans le pays. La Renault Symbol (une Logan de deuxième génération) et le 4x4 Duster seront fabriqués à partir de 2018. Renault, qui compte aussi construire à terme la voiture à très bas coûts Kwid, détient un peu plus de 5% du marché. Les français sont donc en force dans le pays avec une pénétration exceptionnelle de 40%.

Alain-Gabriel Verdevoye à Téhéran

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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 08:34

A l’occasion du Mondial de l’auto, le patron de PSA a reçu quelques médias, dont Caradisiac. En (tout) petit comité, Carlos Tavarès parle de ses rapports avec l’Etat, l’un de ses principaux actionnaires, contredit Emmanuel Macron, annonce la deuxième génération de voitures électriques en 2019, ainsi que des hybrides rechargeables, évoque le scandale du diesel et dit n'avoir aucun tabou concernant la création de futures voitures de rêve.

Carlos Tavarès se confie à Caradisiac sur l’avenir de PSA, le diesel, et les voitures plaisir

C’est au premier étage du stand Peugeot, dans un bureau cloisonné, qu’il nous reçoit. L’homme est pressé et son temps compté. Son staff veille, chronomètre, mais Carlos Tavarès prend le temps des réponses et des explications devant les quelques journalistes venus interroger celui qui a redressé la barre de PSA depuis son arrivée en 2014. Un redressement rapide, même si le cours des actions du Lion fléchit depuis le début de l’année, après une hausse spectaculaire en 2015.

Une situation en demi-teinte qui amène le PDG à contredire ce qu’Emmanuel Macron laissait entendre au mois de mai. « Les pouvoirs publics n’ont pas vocation à rester indéfiniment au capital de PSA » indiquait celui qui était encore ministre de l’Economie. Carlos Tavarès, lui, souhaite « que les choses restent en l’Etat ». Un jeu de mots pour signifier son attachement à son actionnaire public à hauteur de 14 %. Et d’évoquer « la complicité, la complémentarité et l’atout » de cet actionnaire, et notamment de son représentant au conseil de surveillance, Louis Gallois.

 

 

 

La qualité de l’air, comme la qualité de l’eau

Pour autant, le boss de Peugeot-Citroën n’hésite pas à pourfendre les pouvoirs publics, qu’ils soient français ou plus généralement européens, voire mondiaux. Son reproche ? Le manque de vision à long terme. « Quand nous allons à la plage, on nous indique la qualité de l’eau que nous allons trouver. J’aimerais qu’il en soit autant de l’air. Or, les critères pour juger des qualités de l’eau sont immuables, pas celles de l’air. Un coup, on parle de CO2 puis des émissions de particules puis d’oxyde azote. » Et Carlos Tavarès aimerait bien savoir à quel saint se vouer. « Est-ce que l’on n’entraîne pas tout le monde dans une direction pour s’apercevoir dans 20 ans que ce n’est pas la bonne ? »

Carlos Tavarès se confie à Caradisiac sur l’avenir de PSA, le diesel, et les voitures plaisir

Alors, il garde plusieurs fers au feu et annonce « la deuxième génération de voitures électriques en 2019, ainsi que des hybrides rechargeables ». Et le diesel ? L’homme savoure sa place de bon élève dans le concert des cancres de la pollution. Bonne place qu’il a parfaitement su exploiter dans sa communication tout en transparence. « Nous sommes le seul constructeur au monde à avoir eu le courage de conclure un accord avec une ONG et de publier nos véritables consommations par cycle d’usage client, sur 90 km, en une heure trente. » Et de tacler au passage ses rivaux sans les nommer. « Que nous ayons été le seul à le faire mérite en soi une réflexion ».

Et le plaisir dans tout ça ?

Diesel dépollué, moteurs essence efficients, électriques et hybrides : le respect de l’environnement est au programme de PSA au cours des prochaines années. Et le plaisir dans tout ça ? Carlos Tavarès, fan de belles autos, et pilote à ses heures, écarte l’hypothèse d’une Peugeot ou d’une Citroën sportive « On fait des voitures pour les clients, pas pour les dirigeants ». Sous entendu : nos clients veulent du pratique, pas du rêve. Trop cher. « On a appris à ne plus jouer avec la rentabilité. »

Carlos Tavarès se confie à Caradisiac sur l’avenir de PSA, le diesel, et les voitures plaisir

Coupé Peugeot RCZ : "Vous l'aimez, mais l'avez-vous acheté ?"

 

En aparté, l’un de ses porte-parole glisse cette anecdote : « Sur un circuit, des amis pilotes lui reprochaient d’avoir stoppé la production du coupé RCZ. Il leur a répondu : vous aimez cette voiture, mais l’avez vous achetée ? ». Pour autant, le patron laisse les portières d’un futur projet ouvertes, si un jour les clients, en plus des dirigeants, réclament ce type de voitures. « Je n’exclus rien et je n’ai aucun tabou ». En revanche, il a exclu de nous livrer la date de lancement du prochain modèle DS en Europe, la seule marque française venue au Mondial sans nouveauté. « Vous la verrez très bientôt » s’est-il contenté de glisser en quittant la pièce.

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